Trois ouvriers en gilets réfléchissants et casques de sécurité analysent des plans sur un chantier de BTP en construction.

Les métiers du BTP : liste, formations et salaires par spécialité

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Sommaire

Cet article vous propose un panorama complet des métiers du BTP : de la maçonnerie aux travaux publics, en passant par les métiers du second œuvre et de la conception, vous y trouverez les missions, les formations et les salaires associés à chaque spécialité.

Les métiers du bâtiment et des travaux publics

Le secteur du bâtiment et des travaux publics regroupe plus d’une trentaine de spécialités complémentaires, qui couvrent tout le cycle de vie d’un ouvrage : conception, construction, rénovation et maintenance. Pour mieux comprendre les métiers du BTP et leur réglementation, le portail officiel de l’administration française constitue une référence utile pour les dirigeants qui souhaitent disposer d’une vision claire du secteur.

Trois ouvriers en gilets réfléchissants et casques de sécurité analysent des plans sur un chantier de BTP en construction.

Les métiers du gros œuvre

Pour établir une liste des métiers du BTP, il convient de commencer par le gros œuvre, qui rassemble les interventions structurelles réalisées en amont du chantier. Le maçon prépare les fondations, élève les murs et réalise les dalles qui forment l’ossature du bâtiment.

  • Le maçon intervient dès les premières étapes d’un chantier, pose les fondations, monte les murs et réalise les dalles.
  • Le coffreur fabrique et installe les coffrages destinés à recevoir le béton. Sa précision garantit la solidité et la forme des éléments structurels.
  • Le grutier assure le levage et le déplacement des matériaux lourds sur le chantier, contribuant directement à la fluidité des opérations de construction.

Le charpentier et le couvreur complètent le gros œuvre en réalisant respectivement la charpente et la toiture, deux éléments essentiels à la solidité et à l’étanchéité d’un bâtiment. Ces métiers manuels demandent une solide maîtrise technique, une bonne condition physique et une attention constante aux règles de sécurité.

Les métiers du second œuvre

Pour mieux comprendre quels sont les différents métiers du BTP, il faut s’intéresser au second œuvre, qui rassemble tous les corps d’état intervenant après la structure pour rendre un bâtiment habitable et fonctionnel. Électriciens, plombiers, plaquistes, menuisiers, carreleurs et peintres apportent chacun un savoir-faire précis, complémentaire des autres spécialités.

  • L’électricien installe et entretient les systèmes électriques d’un bâtiment. Avec 16 730 recrutements prévus en 2026, il figure parmi les profils les plus demandés du second œuvre.
  • Le plombier intervient sur les réseaux d’eau et de gaz, ainsi que sur les équipements sanitaires et thermiques.
  • Le carreleur, notamment la carreleuse-mosaïste dans ses activités artisanales, habille les murs et les sols de carrelage ou de faïence, en combinant précision technique et sens esthétique.

Le menuisier pose les fenêtres et les escaliers, tandis que le plaquiste réalise les cloisons et les plafonds qui structurent les espaces intérieurs. Pour en savoir plus sur le recrutement de menuisiers détachés ou sur le recrutement de plaquistes détachés, Sun Interim accompagne les entreprises du bâtiment qui rencontrent des difficultés à pourvoir ces postes en tension.

Les spécialités des travaux publics

Les métiers des travaux publics se distinguent du bâtiment par leur intervention sur les infrastructures publiques : routes, voies ferrées, ponts, barrages, réseaux de canalisations et réseaux électriques. Parmi les spécialités du génie civil figurent le constructeur de routes, le constructeur d’ouvrages d’art, le canalisateur, le monteur de réseaux électriques, le poseur de voies ferrées, le terrassier et le foreur. De grands projets nationaux, comme le Grand Paris Express ou la modernisation du réseau ferroviaire, stimulent les recrutements en 2026 et ouvrent de belles perspectives de carrières aux candidats disposant d’une formation adaptée.

Quelle formation pour chaque métier du BTP

L’un des principaux atouts du secteur du BTP réside dans son accessibilité : il existe un parcours de formation adapté à chaque profil et à chaque ambition, du CAP au diplôme d’ingénieur.

Schéma du parcours de formation dans les métiers du domaine du btp: CAP → Bac Pro → BTS → Licence Pro → Diplôme d’Ingénieur.

Du CAP aux études supérieures

Chaque métier du bâtiment dispose d’un parcours de formation balisé, du premier niveau de qualification aux études supérieures. Après la troisième, le CAP se prépare en deux ans et le bac professionnel en trois ans. Ces voies conviennent à de nombreux métiers de terrain, comme maçon, électricien ou carreleur, et permettent d’intégrer rapidement le marché du travail avec des compétences opérationnelles.

  • CAP (2 ans) : premier niveau de qualification pour accéder aux métiers manuels du bâtiment ; il peut être complété par une mention complémentaire d’un an ou par un brevet professionnel en apprentissage.
  • Bac professionnel (3 ans) : cette formation polyvalente couvre des spécialités comme l’aménagement et la finition du bâtiment ou les travaux publics, avec des débouchés vers des postes de technicien.
  • BTS / BUT (Bac+2 à Bac+3) : ces diplômes sont adaptés aux fonctions d’encadrement ou de bureau d’études. Le conducteur de travaux doit désormais atteindre un niveau bac+3 pour piloter les budgets, les plannings et les équipes.
  • Licence pro / Master / Ingénieur (Bac+3 à Bac+5) : ces études supérieures ouvrent l’accès aux carrières les plus qualifiées, notamment comme ingénieur structure, ingénieure en génie climatique ou architecte spécialisé en éco-construction.

Le bac technologique STI2D, spécialité architecture et construction, constitue également une voie recommandée pour rejoindre le secteur du bâtiment par l’enseignement supérieur. La maîtrise d’outils numériques comme AutoCAD, Revit et le BIM constitue un levier de différenciation de plus en plus décisif sur le marché de l’emploi.

Se reconvertir dans le bâtiment

Pour toute personne souhaitant changer de voie, consulter la fiche métier BTP correspondant à son projet constitue un bon point de départ. Le titre professionnel reste la voie de reconversion la plus directe, avec des parcours de six à dix mois selon le métier ciblé. En 2025, 74 % des recruteurs confrontés à des tensions ont accepté des profils moins expérimentés, ce qui confirme l’ouverture du secteur aux nouveaux candidats motivés et sérieux.

Certifications et compétences recherchées

Au-delà des diplômes, plusieurs certifications de sécurité sont indispensables pour exercer certains métiers du BTP dans le respect des règles et protéger les équipes sur le chantier.

  • CACES R482 et R487 : ces certifications sont obligatoires pour les conducteurs d’engins et les grutiers, qui figurent parmi les cinq fonctions dépassant 70 % de difficulté de recrutement en 2026.
  • AIPR et habilitation H0B0 : l’AIPR est exigée pour les travaux publics réalisés à proximité des réseaux, tandis que l’habilitation électrique H0B0 est requise sur tout chantier électrifié afin d’assurer la sécurité des intervenants.
  • Compétences numériques BIM : la maîtrise d’AutoCAD, de Revit et du BIM est de plus en plus recherchée sur les postes techniques et de gestion de projet, avec une prime moyenne à l’embauche de 12 %.

Les recruteurs recherchent également des qualités professionnelles solides : rigueur, ponctualité, autonomie et sens de l’organisation. Elles sont particulièrement importantes pour les fonctions de coordination, comme chef d’équipe BTP ou conducteur de travaux. La maîtrise du français reste indispensable pour comprendre les consignes de sécurité et coordonner efficacement les équipes sur un chantier, quelle que soit l’ampleur du projet.

Salaires et métiers du bâtiment qui recrutent

En 2026, le BTP prévoit 143 000 postes à pourvoir, soit 6,1 % des projets de recrutement nationaux. Malgré les tensions, ce volume confirme l’existence de carrières accessibles et durables : près de 80 % des recrutements sont réalisés en CDI, ce qui traduit une demande structurelle et non conjoncturelle.

Tableau illustrant les métiers du BTP et leurs évolutions, avec icônes de ouvriers, outils, finances et progression des salaires.

Les métiers les plus demandés en 2026

Pour déterminer quel est le métier du bâtiment le mieux payé selon le niveau de qualification, il faut croiser les données de tension avec les grilles salariales selon la qualification. Les fonctions d’encadrement et de coordination concentrent les rémunérations les plus élevées, tandis que les métiers de terrain offrent de belles progressions avec l’expérience. En 2026, 65,2 % des projets de recrutement dans le BTP sont jugés difficiles à pourvoir, contre 43,8 % en moyenne nationale. Les candidats bien formés peuvent ainsi obtenir des conditions d’entrée plus favorables dès l’embauche.

  • Maçon : 20 010 intentions d’embauche en 2026, ce qui en fait le premier métier recruté du secteur, porté par la construction neuve, la réhabilitation et la rénovation énergétique des bâtiments existants.
  • Plombier-chauffagiste : 17 620 postes à pourvoir, avec une demande soutenue par les équipements thermiques performants et les pompes à chaleur installés dans le cadre des rénovations.
  • Électricien du bâtiment : 16 730 recrutements prévus, dont une part croissante concerne les bornes de recharge IRVE. Le niveau de tension dépasse 70 % pour ce profil très recherché.

Un arrêté du 21 mai 2025 recense officiellement 17 métiers en tension, notamment les façadiers, les grutiers, les charpentiers et les plaquistes. Cette pénurie de profils accompagne l’accélération des programmes de rénovation énergétique. Pour approfondir, un guide détaillé sur les métiers du BTP qui recrutent en 2026 présente les profils prioritaires et les solutions disponibles.

Quel métier du BTP paie le mieux

Le conducteur de travaux reste toutefois l’une des références parmi les carrières les mieux valorisées : il débute entre 2 200 et 2 800 € brut mensuels et peut atteindre 3 500 € brut avec l’expérience. Le chef de chantier et la cheffe de chantier évoluent, quant à eux, de 1 900-2 300 € brut à 3 600 € brut selon les responsabilités exercées.

L’économiste de la construction compte également parmi les profils techniques les mieux rémunérés : son salaire débute entre 2 200 et 2 500 € brut mensuels et peut atteindre 4 500 € brut en fin de carrière. Ce poste exige une double compétence, technique et financière, particulièrement valorisée dans les grands projets. Le BIM modeleur bénéficie, pour sa part, d’une prime à l’embauche moyenne de 12 % depuis l’imposition du BIM dans les marchés publics en 2024, avec une rémunération allant de 1 900-2 400 € brut à 2 800-3 500 € brut pour un professionnel expérimenté.

Métier Salaire débutant (€ brut/mois) Salaire expérimenté (€ brut/mois)
Conducteur de travaux 2 200 – 2 800 € 2 800 – 3 500 €
Économiste de la construction 2 200 – 2 500 € jusqu’à 4 500 €
Chef de chantier 1 900 – 2 300 € 2 400 – 3 600 €
BIM modeleur 1 900 – 2 400 € 2 800 – 3 500 €
Électricien IRVE 1 700 – 2 000 € jusqu’à 3 200 €
Plombier-chauffagiste 1 700 – 1 900 € 2 500 – 3 000 €

Les nouveaux métiers de la transition énergétique

Des spécialités autrefois marginales deviennent de véritables métiers, reconnus dans les référentiels officiels et recherchés par les donneurs d’ordre publics et privés. Cette certification atteste des compétences techniques et ouvre l’accès aux marchés les plus porteurs de la rénovation.

  • Installateur de pompes à chaleur : cet installateur thermique spécialisé répond à une demande en forte croissance, soutenue par les obligations de rénovation énergétique et les aides publiques qui encouragent le remplacement des chaudières fossiles.
  • Technicien photovoltaïque : ce technicien installe et entretient les panneaux solaires sur les toitures. Plus de 60 % des recruteurs valorisent désormais les compétences liées aux énergies renouvelables dans leurs critères de sélection.
  • Façadier spécialisé ITE : les façadiers figurent parmi les 17 métiers en tension recensés par l’arrêté du 21 mai 2025, en raison du développement de l’isolation thermique par l’extérieur dans les programmes de rénovation.

L’éco-construction ouvre aussi des perspectives aux professionnels du bâtiment formés aux matériaux biosourcés, comme le bois, le chanvre ou la paille. Ces matériaux verts sont de plus en plus intégrés aux cahiers des charges des maîtres d’ouvrage qui souhaitent réduire l’empreinte carbone de leurs projets. Ces carrières combinent savoir-faire technique et sensibilité environnementale, avec des débouchés solides dans le secteur du bâtiment en France.

Foire aux questions sur les métiers du BTP

Quels sont les principaux métiers des travaux publics ?

Les travaux publics regroupent de nombreuses spécialités consacrées à la construction et à l’entretien des infrastructures collectives. Parmi elles figurent le constructeur de routes, le constructeur d’ouvrages d’art, le canalisateur, le monteur de réseaux électriques, le poseur de voies ferrées, le terrassier, le foreur et le conducteur d’engins. Ces professionnels interviennent sur des projets d’envergure, comme des autoroutes, des ponts ou des réseaux de canalisations, en France comme à l’international. En 2026, le conducteur d’engins fait partie des cinq fonctions dont la difficulté de recrutement dépasse 70 %, ce qui confirme la forte tension du secteur des travaux publics.

Quel métier du BTP recrute le plus en 2026 ?

En 2026, le maçon arrive en tête des recrutements, avec 20 010 intentions d’embauche recensées. Il est suivi par le plombier-chauffagiste, avec 17 620 postes, puis par l’électricien du bâtiment, avec 16 730 recrutements prévus. Au total, le secteur prévoit 143 000 postes à pourvoir, soit 6,1 % des projets de recrutement nationaux. Près de 80 % de ces embauches sont réalisées en CDI, ce qui traduit une demande durable pour des profils formés et rapidement disponibles. Le BTP reste ainsi l’un des premiers employeurs de France, malgré un contexte économique exigeant.

Quelles formations permettent d’accéder aux métiers du BTP ?

Le secteur du bâtiment est accessible à tous les niveaux de qualification, du CAP au diplôme d’ingénieur. Un CAP en deux ans ou un bac professionnel en trois ans suffit pour exercer de nombreux métiers de terrain, comme maçon, électricien ou carreleur. Les fonctions d’encadrement, notamment celle de conducteur de travaux, exigent désormais un niveau bac+3, tandis que les postes de conception requièrent souvent un BTS, un master ou un diplôme d’ingénieur. Pour une reconversion, le titre professionnel constitue une voie rapide, avec des parcours de six à dix mois selon le métier visé, en centre de formation ou à distance.

Quels sont les métiers du BTP les mieux rémunérés ?

Les métiers d’encadrement et de conception figurent parmi les mieux valorisés du secteur. En fin de carrière, l’économiste de la construction peut atteindre 4 500 € brut mensuel, tandis qu’un conducteur de travaux expérimenté perçoit entre 2 800 et 3 500 € brut par mois. Depuis l’imposition du BIM dans les marchés publics en 2024, le BIM modeleur bénéficie en moyenne d’une prime à l’embauche de 12 %. En début de parcours, les métiers manuels offrent également des perspectives d’évolution rapides grâce à l’expérience acquise sur le terrain et aux certifications complémentaires.

Comment recruter des profils BTP face aux difficultés de main-d’œuvre ?

Avec 65,2 % des projets de recrutement BTP jugés difficiles à pourvoir, les entreprises doivent diversifier leurs solutions pour préserver leur activité. Le détachement de travailleurs européens constitue une réponse légale et encadrée, autorisée par la Directive 96/71-CE de l’Union européenne. Sun Interim, agence franco-roumaine spécialisée, met à disposition des menuisiers, des plaquistes et d’autres profils professionnels qualifiés du bâtiment, préparés pour travailler en France et disponibles rapidement. L’agence gère les démarches administratives et logistiques, afin que l’entreprise donneuse d’ordre puisse se concentrer sur la conduite de ses travaux et de ses chantiers. Cette approche facilite aussi l’accès à d’autres profils qualifiés lorsque les chantiers changent de nature.

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