Illustration de billets colorés et de pièces autour d’un titre sur le SMIC en Roumanie en 2026.

Quel est le SMIC en Roumanie ? Salaire minimum en 2026

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Quel est le SMIC en Roumanie aujourd’hui, et que représente-t-il pour votre entreprise ? Vous trouverez ici le montant brut en vigueur, sa date d’application, son équivalent en euros et l’estimation du net. Nous y ajoutons les écarts entre secteurs, le salaire moyen ainsi que les règles à respecter lorsque vous recrutez ou accueillez un salarié roumain détaché en France.

Quel est le salaire minimum brut en Roumanie en 2026 ?

Le salaire minimum en Roumanie est fixé en monnaie locale, le leu (RON), et toujours en brut. Il a été revalorisé en cours d’année, ce qui modifie le plancher à respecter pour toute embauche en Roumanie.

Illustration de billets colorés et de pièces autour d’un titre sur le SMIC en Roumanie en 2026.

Le montant mensuel et sa date d’application

Depuis le 1er juillet 2026, le salaire minimum brut national s’élève à 4 325 lei par mois, soit 4 325 RON bruts, en vertu de la décision du gouvernement roumain n° 146/2026. Ce montant correspond à un salaire de base, sans les primes, les indemnités et les autres compléments. Le salaire horaire minimum est de 25,949 lei bruts, calculé sur une moyenne de 166,667 heures par mois. Selon EURES, un temps plein compte normalement 8 heures par jour et 40 heures par semaine.

Ce smic roumain a fortement progressé : il était de 3 300 lei jusqu’au 30 juin 2024, puis de 3 700 lei à partir du 1er juillet 2024. Il est ensuite passé à 4 050 lei du 1er janvier 2025 au 30 juin 2026. La dernière hausse du salaire minimum représente 275 lei bruts par mois, soit 6,8 %.

Combien représente ce montant en euros ?

L’équivalent en euros du salaire minimum brut national dépend du taux de change. Ce n’est donc jamais le montant légal. EURES indique une conversion d’environ 850 € bruts par mois. Dans sa série européenne comparable de juillet 2026, Eurostat retient pour sa part 825 €, une conversion à visée statistique.

Au taux de référence de la Banque centrale européenne du 30 septembre 2026, 1 € valait 5,2788 lei. À ce taux, le salaire mensuel minimum représente environ 819 € bruts et le taux horaire environ 4,92 € bruts.

Référence Montant en lei Équivalent en euros
Smic brut mensuel (conversion EURES) 4 325 lei Environ 850 €
Smic brut mensuel (Eurostat, juillet 2026) 4 325 lei 825 €
Smic brut mensuel (BCE, 30 septembre 2026) 4 325 lei Environ 819 €
Smic brut mensuel (taux du 2 octobre 2026) 4 325 lei Environ 819,7 €
Minimum horaire brut (BCE, 30 septembre 2026) 25,949 lei Environ 4,92 €

Au taux du 2 octobre 2026, soit 1 € pour 5,2777 lei, l’équivalent mensuel atteint environ 819,7 €. Pour votre budget, nous vous recommandons de toujours partir du montant en lei, puis d’appliquer le taux du jour.

Comment le minimum est-il fixé ?

L’article 164 du Code du travail roumain prévoit que le minimum soit fixé chaque année par décision gouvernementale, après consultation des syndicats et des organisations patronales représentatives. En 2026, une décision spécifique a toutefois modifié le montant en cours d’année.

La loi roumaine n° 283 du 13 novembre 2024 demande notamment de prendre en compte le pouvoir d’achat, le coût de la vie et l’évolution des salaires. Elle fixe comme référence indicative une fourchette de 47 % à 52 % du salaire moyen brut. La directive européenne 2022/2041 sur les salaires minimaux cite quant à elle 50 % du salaire moyen brut et 60 % du salaire médian brut. Ces seuils restent indicatifs et ne fixent pas automatiquement le montant roumain.

Quel est le SMIC net en Roumanie ?

La loi fixe le minimum en brut uniquement. Le passage du salaire brut au net dépend donc des cotisations, de l’impôt et des déductions propres à chaque situation.

Infographie montrant une main tenant un document avec les chiffres 4 325 et 2 650 et le texte « Quel est le salaire minimum

Le net indicatif et ses conditions

EURES estime le salaire minimum net à 2 699 lei par mois. Ce cas de référence concerne un salarié à temps plein, dont l’emploi constitue la fonction de base, payé au minimum légal et bénéficiant des déductions applicables. Il s’agit d’une estimation et non d’un minimum net garanti par la loi.

Ces 2 699 lei nets représentent environ 511 € au taux de référence de la Banque centrale européenne du 30 septembre 2026. EURES, avec sa propre conversion, arrive à environ 530 €. Dans le même scénario, le net était de 2 574 lei au premier semestre 2026 : la revalorisation de juillet ajoute donc 125 lei nets.

Les prélèvements sur le salaire

Dans le régime général décrit par EURES, les cotisations sociales du salarié comprennent une cotisation retraite de 25 % et une cotisation santé de 10 %. L’impôt sur le revenu, de 10 %, est calculé sur une base établie après ces cotisations et les déductions prévues. Additionner simplement les taux ne permet donc pas d’obtenir le net.

D’après EURES, c’est l’employeur qui calcule, retient et verse les cotisations salariales ainsi que l’impôt. Du 1er juillet au 31 décembre 2026, une somme de 200 lei par mois peut être exonérée, contre 300 lei du 1er janvier au 30 juin 2026. Cette exonération est encadrée par l’ordonnance n° 89/2025, qui fixe notamment un plafond de revenu brut de 4 600 lei.

Les cotisations à la charge de l’employeur

Le Code fiscal roumain fixe à 2,25 % la cotisation patronale d’assurance pour le travail. Ce taux s’ajoute au salaire brut dans le coût de l’emploi.

Ce taux est majoré dans certains cas : EURES mentionne une cotisation patronale supplémentaire de 4 % pour certaines conditions de travail particulières et de 8 % pour des conditions spéciales. Ces taux sont détaillés dans la fiche sur les conditions de vie et de travail en Roumanie.

Quel salaire prévoir pour recruter en Roumanie ?

Pour fixer un salaire en Roumanie, le minimum national ne suffit pas toujours. Selon votre secteur, le plancher peut être plus élevé, et les rémunérations réellement pratiquées sont souvent bien au-dessus.

Vue d’ensemble illustrant quatre secteurs: construction, agriculture, Bucarest et Cluj.

Les minima selon le secteur

Dans la construction, le salaire minimum applicable reste de 4 582 lei bruts par mois en 2026, même après la revalorisation de juillet. Ce montant découle de l’ordonnance n° 156/2024 et EURES le confirme. Ce plancher est à retenir pour le recrutement d’ouvriers roumains du BTP. Depuis juillet 2026, l’agriculture et l’industrie alimentaire sont alignées sur le minimum national. Dans l’hôtellerie-restauration et l’industrie, ce minimum reste le plancher légal général, sans préjuger des usages ni des règles contractuelles ou conventionnelles.

Le salaire moyen national

D’après l’Institut national de statistique roumain, le salaire moyen en Roumanie dépasse largement le minimum légal et continue d’augmenter :

  • Année 2025 : moyenne mensuelle de 5 266 lei nets et 8 716 lei bruts.
  • Juin 2026 : 5 734 lei nets et 9 564 lei bruts par mois.
  • Juillet 2026 : 5 820 lei nets et 9 709 lei bruts par mois.
  • Équivalent en euros : environ 1 103 € nets et 1 839 € bruts pour juillet 2026, au taux BCE du 30 septembre 2026.

Ces données montrent qu’un salaire au minimum légal reste éloigné des rémunérations moyennes observées en Roumanie.

Les écarts selon la ville et l’activité

Selon l’Institut national de statistique roumain, le salaire moyen net à Bucarest atteignait 7 150 lei par mois sur l’ensemble de 2025, au-dessus de la moyenne nationale.

Les écarts entre activités sont encore plus forts. En juin 2026, le salaire net moyen était de 13 474 lei dans la programmation et le conseil informatique, contre 2 912 lei dans la pêche et l’aquaculture.

Le minimum légal fixe un plancher, alors que ces moyennes décrivent des salaires observés. Pour préparer une offre adaptée à un métier, une qualification ou une ville, nous vous conseillons de croiser les deux références.

Quelles règles respecter pour employer un salarié roumain ?

Le droit applicable dépend du pays où le salarié travaille habituellement et de la forme de la mission. Un recrutement direct en Roumanie ne suit pas les mêmes règles qu’un détachement en France.

Une personne porteuse d’un dossier ou plan sur un chantier de construction.

Le contrat et les évolutions salariales en Roumanie

Selon le règlement européen Rome I, sans choix de droit valable, le contrat relève en principe du pays où le salarié travaille habituellement. Si une entreprise française recrute directement une personne qui travaille en Roumanie, le minimum roumain est un plancher à examiner, sous réserve des règles impératives applicables. Plusieurs obligations s’imposent ensuite :

  • Durée au minimum légal : selon le Code du travail roumain et EURES, le salaire de base ne peut rester au minimum plus de 24 mois après la signature du contrat.
  • Revalorisation ensuite : le salaire doit alors dépasser le minimum, sans pourcentage général imposé.
  • Déclaration des changements : selon l’Inspection du travail, toute modification du salaire de base, des primes ou des compléments doit être enregistrée au registre électronique dans les 20 jours ouvrables.
  • Sanction en cas de retard : l’amende va de 5 000 à 8 000 lei.

Le délai de déclaration ne retarde pas l’application d’un nouveau minimum : le plancher de 4 325 lei s’imposait dès le 1er juillet 2026.

La rémunération pendant un détachement en France

Selon le ministère français du Travail, lorsqu’une entreprise roumaine détache un salarié en France, elle doit lui verser la rémunération prévue par le droit français ou par la convention collective étendue de l’activité. Cette règle s’applique par exemple au recrutement d’agriculteurs détachés de Roumanie pour une saison.

Pour une mission temporaire sur chantier, comme l’embauche de plaquistes roumains détachés, la comparaison se fait en brut et peut exiger un complément pendant le détachement. Certaines indemnités de détachement peuvent être prises en compte selon leur nature. Les frais de transport, de repas et d’hébergement qui remplissent les conditions prévues sont remboursés en plus, conformément à la directive (UE) 2018/957.

Les formalités du détachement

Une entreprise établie hors de France doit en principe transmettre une déclaration préalable sur le téléservice SIPSI avant le début de l’intervention, sauf exceptions. Le ministère français du Travail précise qu’elle peut la remplir en français, en anglais, en allemand, en italien ou en espagnol.

Si les conditions européennes sont réunies, un salarié régulièrement détaché peut rester affilié au régime roumain de sécurité sociale pendant une période prévisible de 24 mois au maximum. Le document A1 atteste de la législation applicable.

Pour les travaux de bâtiment et de travaux publics concernés, la Carte BTP est obligatoire pour les salariés détachés qui réalisent, dirigent ou organisent ces travaux, selon le ministère français du Travail.

Foire aux questions

Comment vérifier la rémunération d’un salarié roumain détaché sur un chantier en France ?

Commencez par identifier la branche dont relève le travail effectué, puis déterminez le minimum français applicable. Comparez-le ensuite à la rémunération prévue au contrat et calculez, si besoin, un complément pour la durée du détachement. Certaines indemnités de détachement peuvent être prises en compte, alors que les frais de transport, de repas et d’hébergement qui remplissent les conditions prévues sont remboursés en plus.

Quel était le salaire minimum horaire en Roumanie avant juillet 2026 ?

Avant juillet 2026, le minimum horaire brut était de 24,496 lei, pour un salaire minimum mensuel de 4 050 lei. Il est passé à 25,949 lei bruts à partir du 1er juillet 2026.

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