Cet article détaille tout ce qu’un employeur doit connaître sur la taxe OFII, une contribution obligatoire à régler lors de l’embauche. Nous couvrons les montants précis, les méthodes decalcul, ainsi que les délais à respecter. Vous y découvrirez également les conditions pouvant donner lieu à une exemption.
Dès lors qu’une entreprise recrute un salarié étranger originaire d’un pays hors Union européenne, elle doit obligatoirement s’acquitter d’une taxe OFII employeur. Ce paiement contribue au financement de l’accueil du travailleur étranger en France. Le montant de la taxe s’ajoute aux charges sociales usuelles et dépend du salaire et de la durée du contrat.
Montant de la taxe OFII selon le contrat de travail
Le coût pour l’employeur varie considérablement selon plusieurs facteurs. Son calcul repose principalement sur la durée prévue du contrat et le salaire brut mensuel versé au salarié étranger. Chaque situation génère ainsi un coût bien spécifique, pouvant aller d’un forfait simple à un barème progressif.

Quel barème pour un contrat de 12 mois ou plus ?
Pour les contrats de longue durée, le montant taxe employeur autorisation de travail équivaut à 55 % du salaire brut mensuel. Pour l’année 2026, ce pourcentage est plafonné à 2 506,67 euros par embauche. Ainsi, une rémunération brute de 3 000 euros engendre une taxe ofii de 1 650 euros.
- Calcul standard : 55 % du salaire brut mensuel versé, sans jamais dépasser le plafond défini.
- Plafond 2026 : Une limite maximale absolue de 2 506,67 euros pour les salaires les plus élevés.
- Types d’accords : Les CDI et les CDD de longue durée sont soumis au même barème.
- Base de calcul : Le calcul est basé sur le salaire brut mesnuel effectivement versé à l’employé.
Cette règle s’applique à tout contrat de travail dont la durée est égale ou supérieure à douze mois. Tout employeur d’un salarié étranger doit donc soigneusement évaluer cette obligation financière avant de procéder au versement.
| Durée du contrat | Salaire mensuel | Montant de la taxe | Exemple en euros |
| 12 mois ou plus | 2 000 € brut | 55 % plafonné | 1 100 € |
| 12 mois ou plus | 3 500 € brut | 55 % plafonné | 1 650 € |
| 12 mois ou plus | 5 000 € brut | 55 % plafonné | 2 506,67 € (plafonné) |
Calcul pour les contrats courts et emplois saisonniers
Les contrats de courte durée et les travaux saisonniers bénéficient de règles d’imposition particulières. Pour un contrat de trois à douze mois, le montant de la taxe dépendra des revenus perçus. Les emplois saisonniers, eux, sont généralement soumis à un forfait mensuel.
- Missions de 3 à 12 mois (≤ SMIC) : Forfait de 74 euros.
- Missions de 3 à 12 mois (SMIC à 1,5 SMIC) : Forfait fixe de 210 euros.
- Missions de 3 à 12 mois (> 1,5 SMIC) : Forfait maximum de 300 euros.
- Travail saisonnier : 50 euros par mois d’activité effective.
Les jeunes professionnels recrutés dans le cadre d’un accord bilatéral bénéficient d’un montant réduit de 72 euros. Les assistants linguistiques en séjour temporaire sont, quant à eux, entièrement exonérés de la taxe ofii employeur. Ces tarifs spécifiques allègent les formalités administratives dans des secteurs comme l’agriculture ou l’hôtellerie-restauration.
Autorisation de travail et fait générateur de la taxe
La taxe est due dès l’obtention de l’autorisation de travail ou du visa administratif. Le ceseda définit précisément cet acte administratif comme le fait générateur de l’obligation de paiement pour l’employeur d’un travailleur étranger.
Toute nouvelle procédure pour un même salarié, après l’expiration de son titre de séjour, nécessite un nouveau versement. Cette obligation financière incombe uniquement à l’employeur et n’a aucun impact financier sur le salarié lui-même.
Qui est redevable de la taxe OFII pour l’embauche
Tout employeur qui recrute pour la première fois un ressortissant étranger hors Union européenne est redevable de cette contribution obligatoire. L’embauche d’un salarié étranger déclenche immédiatement l’obligation de s’en acquitter auprès de l’administration. Ainsi, le recrutement d’un salarié étranger est toujours soumis à des conditions financières strictes.

Taxe OFII pour un salarié étranger en CDI
L’embauche d’un salarié étranger en contrat à durée indéterminée implique pour l’entreprise de procéder immédiatement à un paiement obligatoire. En effet, la taxe employeur salarié étranger cdi s’élève à 55 % du salaire brut mensuel, dans la limite du plafond fixé par la réglementation. Ce type de contrat n’offre aucune remise tarifaire particulière.
L’employeur d’un salarié étranger doit impérativement anticiper cette dépense pour calculer le coût global de recrutement. Payer la taxe OFII est une formalité unique qui intervient au moment de la prise de poste. Elle n’est pas renouvelée tant que le titre de séjour du salarié reste valide et autorise le travail.
Changement de statut étudiant vers salarié et taxe OFII
Le passage du statut étudiant au statut salarié déclenche automatiquement l’exigibilité initiale de cette contribution. La taxe ofii changement de statut étudiant à salarié s’applique sans exception, en suivant le barème contractuel standard. Aucune réduction n’est accordée pour ce type de profil professionnel.
L’étudiant déjà résident en France obtient un nouveau document administratif, l’autorisation de travail, qui lui permet d’exercer légalement une activité professionnelle. La validation de cette autorisation de travail entraîne directement l’obligation fiscale pour l’entreprise qui l’embauche. La durée des études précédemment effectuées sur le territoire national n’a aucune incidence sur cette obligation.
Ce changement de situation n’offre aucune exonération, même si la personne résidait déjà légalement en France. L’entreprise doit payer la taxe OFII en suivant une procédure entièrement standardisée. Le règlement intervient dès que la demande est officiellement validée par les autorités compétentes.
Exonérations et cas de dispense pour l’employeur
Certains profils d’employeurs, ainsi que certaines catégories de salariés, sont légalement exonérés de cette taxe. Ces exonérations, prévues par la loi, simplifient considérablement les différentes phases de l’embauche d’un salarié étranger. Elles concernent des situations bien précises et sont strictement encadrées par l’administration française.
- Ressortissants UE/EEE/Suisse : seules les cotisations sociales habituelles s’appliquent; aucune taxe OFII n’est exigible.
- Passeport Talent : exonération valide si le diplômé détient un master et perçoit un salaire au moins égal à 1,5 fois le SMIC.
- Établissements publics de recherche et d’enseignement supérieur : exemption totale pour les recrutements excédant trois mois.
- Assistants de langue : exonération complète pour un contrat temporaire, quel que soit le niveau de rémunération.
Le renouvellement d’un titre de séjour permettant déjà d’exercer une activité professionnelle n’entraîne pas de frais supplémentaires lors d’une évolution de carrière. De plus, les fondations reconnues d’utilité publique bénéficient d’exonérations spécifiques facilitant leurs démarches. Il en va de même pour les particuliers employant du personnel à domicile.
Paiement de la taxe OFII et sanctions pour l’employeur
Démarches de déclaration et délais auprès de la DGFiP
L’employeur doit déclarer et régler la taxe OFII auprès de la DGFiP en respectant un calendrier rigoureux. Cette démarche coïncide généralement avec la déclaration annuelle de TVA de votre entreprise. Si un employeur refuse de payer la taxe OFII, il s’expose immédiatement à de lourdes pénalités.
- Délai d’exigibilité : la taxe devient due à la fin du mois du premier jour de travail du salarié en France.
- Date limite de paiement : le règlement doit intervenir dans les trois mois suivant la délivrance du titre de séjour, ou impérativement avant le 25 février de l’année suivant l’embauche.
- Code spécifique : lors de la déclaration, il faut utiliser le code 1455 sur l’annexe 3310 A-SD ou le formulaire 3517-S-SD.
Même si une entreprise n’est pas redevable de la TVA, elle a l’obligation de télédéclarer cette taxe dans l’année civile de l’embauche du salarié étranger. Il est également conseillé à l’employeur de conserver un registre répertoriant les travailleurs étrangers recrutés, document très utile lors d’un contrôle de la DGFiP. Ce fichier doit notamment contenir les identités, les dates d’arrivée, les salaires versés et le détail des taxes payées.
Si l’entreprise cesse définitivement son activité, le paiement de la taxe devient immédiatement exigible sous un délai de soixante jours. Suite à la validation de l’autorisation de travail, l’administration envoie automatiquement un avis de paiement au dirigeant. Ce dernier indique le montant exact à régler ainsi que les coordonnées bancaires à utiliser.
Que risque un employeur qui refuse de payer la taxe OFII ?
Ne pas s’acquitter de la taxe OFII entraîne de sérieuses conséquences pour l’entreprise ainsi que pour le salarié étranger. Un défaut de règlement déclenche immédiatement une majoration de 10 % du montant dû. Il est important de noter que la taxe pour l’employeur d’un salarié étranger bénéficiant du passeport talent reste pleinement due dès la première embauche de ce type de profil.
En l’absence de paiement de la taxe, l’administration peut bloquer le récépissé OFII, ce qui compromet la régularisation de la situation administrative du salarié sur le territoire. De plus, la suspension du certificat d’accueil peut considérablement compliquer vos futures démarches de recrutement international. Le processus de recouvrement de cette taxe suit les mêmes règles strictes que la TVA, engendrant souvent des intérêts de retard en plus des pénalités.
Taxe OFII et passeport talent, travail détaché et UE
Le dispositif du passeport talent permet une exonération très avantageuse au moment du renouvellement du titre de séjour. Cependant, la taxe standard reste exigible lors de la première admission au travail en France. Le barème des contrats de longue durée s’applique alors, sauf dans les cas où des critères stricts concernant le niveau de salaire sont satisfaits.
L’accueil en France de tout salarié détaché par une entité étrangère rend son employeur d’origine redevable du paiement de cette taxe dès le début de sa mission. Cette obligation ne souffre d’aucune dérogation vis-à-vis de la DGFiP française. À l’inverse, le recrutement d’un travailleur polonais est nettement plus simple, puisqu’il est dispensé d’autorisation de travail et de paiement de cette taxe.
Foire aux questions
Quel est le montant exact de la taxe OFII pour un employeur en 2026 ?
Le montant de la taxe OFII dépend de la durée du contrat et du salaire brut du salarié. Pour une embauche en CDI, ce montant équivaut à 55% du salaire avec un plafond de 2 506,67 euros.
Pour les contrats allant de trois à douze mois, des tarifs forfaitaires sont appliqués en fonction du SMIC. Le travail saisonnier, quant à lui, est assujetti à une cotisation fixe de 50 euros par mois d’activité.
Un employeur qui recrute un salarié en CDI doit-il payer la taxe OFII même si le contrat commence demain ?
Oui, l’embauche d’un salarié étranger rend la contribution exigible dès son premier jour d’activité en France. L’employeur ne bénéficie d’aucun délai de grâce pour payer la taxe OFII.
Il dispose cependant d’un délai de trois mois après l’obtention de l’autorisation de travail pour effectuer ce paiement obligatoire directement auprès de la DGFIP.
Les ressortissants polonais et autres citoyens de l’UE sont-ils soumis à la taxe OFII ?
Non, la taxe OFII ne s’applique pas aux citoyens de l’Union Européenne, de l’Espace Économique Européen ou de la Suisse. Ce type de salarié étranger bénéficie de la libre circulation sans avoir à effectuer de démarche supplémentaire.
L’entreprise doit seulement verser les cotisations sociales habituelles, qui sont exactement les mêmes que pour un salarié français. Cette exonération complète s’applique systématiquement à chaque nouvelle embauche.

